Un peu d'histoire
Carte de Madagascar
Quelques données
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| Magnifique vue à Joffreville | Four à charbon de bois | Petit manège |
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| Vers Joffreville | Toit en "falafa" | Bac à Ankify |
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| Resto-Bar-Ciné à Joffreville | Pont à Ambaja | Meuble en palissandre |
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| Boutre échoué à Nosybe | de Nosy Be vers Ankify | Deudeuche en tôle |
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| Boutre à Nosy Be | Départ en pêche | Bac vraiment "surchargé ! " |
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| Du côté de l'île Ste Marie | "Bonjour Vazaha !" | On fait des rencontres en bateau... |
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| Elle a connu Napoléon 1er | Mignon lémurien |
| Nous sommes là, Antsiranana. (Diego Suarez) |
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UN
PEU DE MADA (suivez
les liens…)
Antsiranana, ville de Madagascar, capitale de la province d'
Antseranana, à l'extrémité nord de
l'île.
Située dans une immense baie sur l'océan Indien,
la ville
dispose d'un des plus beaux ports naturels du monde, le
troisième du pays, qui est aussi une base militaire. Elle
exporte du bétail, du maïs, du café, de
la vanille,
du poivre, du sucre, des arachides et des clous de girofle. Ses
principales activités sont la construction navale, le
traitement
de la viande, la pêche au thon et l'extraction du sel.
La baie d' Antseranana
abritait, à la fin du XVIIe siècle, une colonie
de pirates français, nommée Libertalia.
Colonisée par la France en 1885, Diego-Suarez, future
Antsiranana, fut attaquée en mai 1942 par les Britanniques
afin
d'éviter une occupation de la région par les
Japonais
depuis la Birmanie. Population (estimation 1990) : 55 000 habitants.
Du temps des français
En 1500, Diego Dias, navigateur portugais en route vers les Indes, est
le premier Européen à approcher les
côtes de
Madagascar. Au cours du XVIIe siècle, les
Européens qui
ont ouvert en Inde des comptoirs à épices tentent
de
s’établir sur les côtes malgaches.
Quelques
comptoirs portugais sont fondés sur le littoral nord-ouest,
concurrençant le commerce arabe. Les Français
s’installent à la pointe méridionale de
l’île en 1642 où ils créent
le port de
Fort-Dauphin. Louis XIV, afin de prendre de vitesse les Anglais,
proclame la souveraineté française sur le
territoire
malgache, baptisé île Dauphine. La
résistance
armée des populations locales contraint cependant les
Français à évacuer Fort-Dauphin pour
l’île Bourbon (actuelle Réunion) en
1674. Au XVIIIe
siècle, alors que pirates anglais et français,
chassés de la mer des Antilles, utilisent
l’île
comme base pour leurs expéditions dans
l’océan
Indien, une nouvelle tentative de colonisation est menée.
Quelques comptoirs commerciaux s’implantent sur la
côte
est. Mais depuis le XVIIe siècle, les communautés
se sont
structurées en entités politiques. Sur le plateau
central, les Merinas ont formé un royaume puissant ; sur la
côte ouest, les Sakalava, qui ont acquis la
maîtrise de la
métallurgie du fer, ont entrepris d’unifier sous
leur
domination les communautés d’éleveurs
de
zébus. La puissance sakalava est cependant minée
par les
querelles de succession et bute sur l’opposition des Merinas
des
Hautes Terres, auxquels les Sakalava doivent finalement se soumettre.
Seule subsiste une principauté qui va résister
par la
suite à la colonisation française.
L’unificateur
du royaume merina, et de Madagascar, est Andrianampoinimerina
(1745-1810). Il soumet les Betsileo et les Sihanaka des Hautes Terres
et organise son royaume en fokolona, unités socio-politiques
constituées à partir des structures
traditionnelles. Son
fils et successeur, Radama Ier,
cède aux sollicitations des Britanniques,
installés sur
l’île Maurice et inquiets de voir la France prendre
pied
sur Madagascar. Des officiers britanniques entraînent les
troupes
merinas ; les missionnaires britanniques fondent des écoles
et
introduisent le protestantisme. Doté d’armes
modernes et
fort de l’appui anglais, Radama poursuit
l’unification
entreprise par son père. À sa mort, une forte
réaction contre la culture européenne commence
à
naître ; elle sera désormais une constante dans la
politique du pays.
Son épouse Ranavalona Ire lui succède en 1828.
Elle met
fin à la politique de réformes menées
par Radama
Ier, les missionnaires sont persécutés et les
traités avec le Royaume-Uni dénoncés.
Les
Français en profitent pour revenir dans
l’île : le
palais de la reine, le Rova de Manjakamiadana, à
Antananarivo,
est bâti sur l’initiative du négociant
Jean Laborde.
La rivalité franco-britannique gagne en intensité
en
1856, date du retour des Britanniques sur l’île.
Les
Français, accusés de complot contre la reine,
sont
expulsés — ainsi que les autres
étrangers. Leur
absence est brève ; Radama II, monté sur le
trône
en 1862, est assassiné l’année suivante
pour avoir
encouragé leur implantation. Le pouvoir échoit
alors au
Premier ministre Rainilaiarivony qui épouse les trois reines
successives du pays : Rasoherina, Ranavalona II et Ranavalona
III.
Il réorganise le pays mais ne peut résister
à la
pression de la France qui s’est fait attribuer Madagascar au
congrès de Berlin en 1885. Elle a donné en
contrepartie
toute liberté sur Zanzibar à la Grande-Bretagne.
L’unité du pays est achevée contre la
France.
Pourtant, en 1895, une expédition militaire
française
lancée contre Antananarivo vient à bout de la
résistance de la reine Ranavalona III, qui se soumet avant
d’être exilée, deux ans plus tard,
à la
Réunion puis à Alger. La monarchie et la
féodalité sont abolies, l’esclavage
interdit. Un
système de corvées s’y substitue, qui
est à
son tour supprimé en 1901 pour être
remplacé par
l’impôt.
En 1896, Madagascar est intégrée à
l’empire
colonial français. La résistance anticoloniale se
poursuit, conduite par une société
secrète, la Vy,
Vato, Sakelika (fer, pierre, ramification), qui est
démantelée en 1916 mais demeure une
référence dans la conscience nationale. Les
Hautes
Terres, favorisées par la douceur du climat, deviennent une
colonie de peuplement, où s'établissent de
nombreux
colons français, tandis que Diégo-Suarez, dans le
Nord,
devient la plus importante base navale française de la
région, protégeant la route de
l’Indochine.
En mai 1942, deux ans après la débâcle
française face à l’armée
allemande, les
Britanniques, craignant que le Japon ne s’empare de
Madagascar
— alors aux mains du gouvernement de Vichy —
envoient dans
l’île un corps expéditionnaire. En 1943,
ils
remettent le contrôle de l’île au
gouvernement de la
France libre.
Ranavalona III
Ranavalona
III
(1862-1917), reine de Madagascar de 1883 à 1897, date de sa
déposition par les colonisateurs
français ; elle est
la dernière souveraine du royaume malgache
indépendant.
Cousine de Ranavalona II, Ranavalona est
âgée de
vingt et un ans lorsqu’elle accède au
trône à
la mort de la souveraine (1883). Elle fait immédiatement
preuve
d'une volonté farouche de préserver
l'indépendance
de son pays face aux prétentions franco-britanniques.
La souveraine doit toutefois se résigner à signer
le
traité de Tamatave, qui met Madagascar sous la
dépendance
économique de la France (17 décembre
1885). Face au
danger de la perte de souveraineté, elle épouse
son
Premier ministre, Rahinilaiarivony, veuf des reines Rasoherina et
Ranavalona II et véritable dirigeant du royaume.
Puis,
refusant le protectorat français, Ranavalona III
cherche
à obtenir l'aide de la Grande-Bretagne. Mais par un accord
franco-britannique de 1890, les deux puissances se partagent la
région : la France abandonne à Londres
ses
prétentions sur Zanzibar en échange de Madagascar.
Débarqué à Tamatave en 1895, le
général Duchesne s'empare de Tananarive le
1er octobre de la même année, provoquant
des
soulèvements dans tout le pays. La reine tente de calmer ses
partisans et finit par accepter le protectorat en janvier 1896. Ce
dernier se transforme néanmoins en une annexion pure et
simple
après la venue de Gallieni, qui dépose la reine
le
28 février 1897. Ranavalona est
déportée
à la Réunion, puis en Algérie,
où elle
meurt en 1917. Les Malgaches poursuivent la résistance qui
ne
prend fin qu'au début du XXe siècle avec
l'arrivée du colonel Lyautey. (revenir
au texte)
Merina
- Andrianampoinimerina
Merina, peuple de Madagascar vivant au centre nord du pays dans
l'Imerina, une région appelée autrefois Ankova,
d'où le nom de Hova donné également
aux habitants.
Ces émigrants venus autrefois de Malaisie et
arrivés dans
l'île à peu près en même
temps que les
populations d'origine africaine, s'installèrent vers le
XIIIe siècle dans la région, plus
tempérée que les côtes. La possession
d'armes de
fer leur donna l'avantage sur les autochtones et leur permit d'affermir
leur domaine. Andrianampoinimerina
fut le grand unificateur de la royauté merina
empêtrée dans des querelles de succession, puis du
pays
lui-même (« la mer est la limite de ma
rizière »). Les Merina sont
divisés en clans
hiérarchisés et groupés en
unités
politiques communautaires (fokolona) que le président
Ratsiraka
tentera de réactiver dans les années 1980. Ils
pratiquent
la culture du riz irrigué. La possession des bœufs
est un
symbole de promotion sociale et le vol rituel de ces animaux est un
rite de passage à l'âge adulte. Les Merina
organisent de
grandes fêtes pour leurs morts. (revenir
au texte)
Radama Ier
Antananarivo a pour origine une forteresse construite au XVIIe
siècle par des chefs merina. Ceux-ci en font leur principale
résidence dans les années 1790 et
érigent un
palais qui surplombe toujours la ville. L'essor de la région
est
lié au règne de Radama Ier,
qui prend le contrôle de la plus grande partie de
l'île au
XIXe siècle. En 1895, les Français occupent la
ville et
la choisissent comme capitale de la nouvelle colonie
française
de Madagascar. Restée capitale du pays après
l’accession de Madagascar à
l’indépendance
(1960), la ville a porté jusqu’en 1977 le nom de
Tananarive. (revenir au texte)
| Quelques | données |
| Drapeau Malgache | ![]() |
| Langue officielle | Malgache - Français |
| Capitale | Antananarivo |
| Plus grande ville | Antananarivo 1 200 000 h |
| Superficie | 547.040 km2 |
| Population totale (2005) | 18 040 341 h |
| Indépendance | 26 juin 1960 |
| Monnaie | Ariary |
| Fudeau horaire | UTC +3 |
| Hymne National | "Ry Tanindrazanay malala ô" "Ô, notre chère Patrie" |
| Domaine internet | .mg |
| Indicatif téléphonique | +261 |